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23/01/12
Liberté-histoire973  (Cayenne)      Notre histoire

DAMAS / EBOUE, à propos de la chronique de M. P.L. Ajavon.

La différence de pensée (et d'action) entre L.G. Damas et F. Eboué me parait plus profonde et malheureusement plus "vulgaire' que présentée par P.L. Ajavon.
Pendant la 2e guerre mondiale; Félix Eboué a refusé l'armistice, qu'il considérait contraire à l'honneur et aux intérêts de l'Empire, dont ceux des populations Africaines. Il s'est ainsi rallié à la France Libre du général de Gaulle, lui qui fut membre de la SFIO (ainsi que de la Ligue des droits de l'Homme).

Qu'a fait L.G. Damas pendant cette période? Il a animé des émissions sur Radio Vichy (reprises pas Radio Paris).
Il a ensuite publié à Paris, sous censure allemande, son recueil de contes, Veillées noires, dont on oublie de préciser que (pour un texte au moins) c'est un plagiat d'un ouvrage de Georges Haurigot (Contes nègres...), et que cela n'a rien à voir avec un quelconque travail d'ethnologie et de collecte en Guyane.
L.G. Damas a ensuite été affecté, du temps de l'occupation allemande de la "zone libre", à la censure de la presse écrite (les journaux) à Toulouse.
Quand tout commence à chauffer pour les Vichystes et autres collaborateurs, on le retrouve comme résistant....

Gaston Monnerville, lors des élections législatives de 1945, reprochant à Albert Darnal ses "fréquentations" et ses soutiens (dont celui de L.G. Damas), nous indique encore un autre élément : "Damas, le 22 février 1945, a été arrêté pour escroquerie au préjudice d'une demoiselle SCHNIR. Le rapport de la Sureté Générale, que j'ai sous les yeux dit ceci: Sous la promesse de faciliter le départ en Afrique du Nord de Mlle Schnir, en difficultés avec les autorités allemandes d'occupation, Damas fut condamné, en juin 1945, à trois mois de prison avec sursis et 5.000 francs d'amende par le tribunal correctionnel de Paris".

La séparation entre Damas et Eboué est plus importante que celle évoquée. Elle porte un nom : l'Honneur. Et, dans le cas précis, l'héroïsme et l'honneur sont dans le camp de Félix Eboué.
Les amoureux de la poésie de Damas, dont je suis, ont droit à cette vérité.
Y a-t-il un seul élément évoqué dans ce court texte qui ne soit pas conforme à la vérité historique et aux archives conservées dans différents centres ?

Nous espérons que cette commémoration du centenaire de L.G. Damas sera l'occasion de vraies études sur l'oeuvre et la vie de ce Guyanais, et non une farce mémorielle et falsificatrice.

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